{"id":2793,"date":"2020-12-19T19:33:15","date_gmt":"2020-12-19T17:33:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/?p=2793"},"modified":"2021-01-19T19:39:34","modified_gmt":"2021-01-19T17:39:34","slug":"quelles-obligations-contractuelles-en-periode-de-crise-sanitaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/quelles-obligations-contractuelles-en-periode-de-crise-sanitaire\/","title":{"rendered":"Association : quelles obligations contractuelles en p\u00e9riode de crise sanitaire ?"},"content":{"rendered":"<div class=\"pf-content\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><strong>La crise sanitaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Covid-19 a fortement contribu\u00e9 \u00e0 bouleverser les relations contractuelles existant au sein des associations, mais \u00e9galement entre les institutions sans but non lucratif (ISBL) et leurs partenaires financiers. Il importe donc de clarifier les diff\u00e9rentes situations juridiques engendr\u00e9es par ce nouveau contexte afin d\u2019aider le secteur associatif \u00e0 se relancer.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Si le Gouvernement a rapidement annonc\u00e9 que la crise sanitaire devait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un cas de force majeure pour les march\u00e9s publics et subventions<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><\/span>, sa caract\u00e9risation est loin d\u2019\u00eatre \u00e9vidente s\u2019agissant des contrats de droit priv\u00e9. Par cons\u00e9quent, il convient de s\u2019interroger dans un premier temps sur le fait de savoir si la pand\u00e9mie actuelle peut ou non constituer un cas de force majeure afin, dans un second temps, de pr\u00e9ciser les diff\u00e9rentes incidences contractuelles pour les ISBL (associations, fondations, fonds de dotation) vis-\u00e0-vis de leurs membres, fournisseurs et\/ou de leurs \u00ab usagers\/b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00bb<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><\/span>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>COVID-19 : un cas de force majeure ?<\/h4>\n<p><strong>D\u00e9finition de la force majeure<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019article 1218, alin\u00e9a 1er du code civil qui d\u00e9finit la force majeure en droit fran\u00e7ais : \u00ab Il y a force majeure en mati\u00e8re contractuelle lorsqu\u2019un \u00e9v\u00e9nement \u00e9chappant au contr\u00f4le du d\u00e9biteur, qui ne pouvait \u00eatre raisonnablement pr\u00e9vu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s par des mesures appropri\u00e9es, emp\u00eache l\u2019ex\u00e9cution de son obligation par le d\u00e9biteur. \u00bb Sur le plan pratique, cette disposition l\u00e9gale permet, lorsqu\u2019une ISBL est emp\u00each\u00e9e d\u2019ex\u00e9cuter ses obligations contractuelles, quelle que soit la forme du contrat conclu (bon de commande sign\u00e9, devis accept\u00e9, contrat en bonne et due forme, etc.), de la lib\u00e9rer partiellement ou totalement de ses obligations et, ainsi, de faire obstacle \u00e0 l\u2019engagement de sa responsabilit\u00e9 pour inex\u00e9cution.<\/p>\n<p>Dans ces conditions, tout \u00e9v\u00e9nement emp\u00eachant une ISBL d\u2019ex\u00e9cuter ses obligations peut donc \u00eatre qualifi\u00e9 de force majeure quand trois conditions sont cumulativement remplies :<\/p>\n<ul>\n<li>l\u2019ext\u00e9riorit\u00e9 : cela signifie que la cause invoqu\u00e9e ne doit pas \u00eatre imputable au d\u00e9biteur de l\u2019obligation<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_3\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[3]<\/sup><\/a><\/span>, le l\u00e9gislateur, depuis la r\u00e9forme du code civil de 2016, ayant retenu le crit\u00e8re plus large de l\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00ab \u00e9chappant au contr\u00f4le du d\u00e9biteur \u00bb ;<\/li>\n<li>l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 : les cocontractants ne pouvaient imaginer la survenance d\u2019un tel \u00e9v\u00e9nement au jour de la conclusion du contrat ;<\/li>\n<li>l\u2019irr\u00e9sistibilit\u00e9 : les cons\u00e9quences de l\u2019\u00e9v\u00e9nement rendent impossible l\u2019ex\u00e9cution du contrat \u2013 et non pas simplement plus on\u00e9reuse ou plus compliqu\u00e9e<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_4\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[4]<\/sup><\/a><\/span> \u2013 temporairement ou d\u00e9finitivement, m\u00eame en prenant des mesures appropri\u00e9es. D\u00e8s lors, il n\u2019y a pas de force majeure lorsqu\u2019une prestation a seulement perdu de son int\u00e9r\u00eat pour son b\u00e9n\u00e9ficiaire du fait de la crise sanitaire ou s\u2019il reste possible pour le prestataire d\u2019ex\u00e9cuter l\u2019obligation en question.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quid de la position des tribunaux ? <\/strong><\/p>\n<p>Les conditions de la force majeure sont g\u00e9n\u00e9ralement appr\u00e9ci\u00e9es de mani\u00e8re particuli\u00e8rement stricte par les tribunaux. En effet, une \u00e9tude approfondie de la jurisprudence montre que ces derniers n\u2019ont que tr\u00e8s rarement retenu la force majeure \u00e0 l\u2019occasion d\u2019\u00e9pid\u00e9mies pr\u00e9c\u00e9dentes, le plus souvent en raison du caract\u00e8re\u00a0pr\u00e9visible de l\u2019\u00e9v\u00e9nement<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_5\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[5]<\/sup><\/a><\/span> ! Cela \u00e9tant, et m\u00eame si rien ne permet d\u2019affirmer que la position des juridictions est d\u00e9finitivement fix\u00e9e, il semble que la situation de crise sanitaire actuelle fasse l\u2019objet d\u2019un traitement diff\u00e9rent puisque, dans deux cas sp\u00e9cifiques d\u00e9j\u00e0<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_6\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[6]<\/sup><\/a><\/span>, le cas de force majeur a \u00e9t\u00e9 retenu. En raison tout d\u2019abord de la vitesse et du caract\u00e8re l\u00e9tal de la propagation du virus, mais, au-del\u00e0 de la maladie, c\u2019est surtout l\u2019ampleur et le caract\u00e8re in\u00e9dit des premi\u00e8res mesures gouvernementales (interdiction de d\u00e9placement et de rassemblement, mesures de fermeture des fronti\u00e8res pour certains pays) qui ont emp\u00each\u00e9 la r\u00e9alisation de tr\u00e8s nombreuses\u00a0activit\u00e9s associatives. Or, si ces mesures du Gouvernement apparent\u00e9es au \u00ab fait du prince \u00bb ne peuvent \u00ab par nature \u00bb \u00eatre qualifi\u00e9es de force majeure, comme tout \u00e9v\u00e9nement, elles pourront n\u00e9anmoins entra\u00eener cette qualification lorsque est r\u00e9uni l\u2019ensemble des crit\u00e8res l\u00e9gaux dont l\u2019appr\u00e9ciation rel\u00e8ve du pouvoir souverain des juges. \u00c0 cet \u00e9gard, l\u2019appr\u00e9ciation du caract\u00e8re d\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 d\u00e9pendant, en pratique, de la date de conclusion du contrat, il convient de rappeler certaines \u00e9ch\u00e9ances<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_7\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[7]<\/sup><\/a><\/span> comme \u00e9tant susceptibles de servir de r\u00e9f\u00e9rentiels aux ISBL et aux juges charg\u00e9s de trancher des contentieux en la mati\u00e8re (v. tableau).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-901103562\" src=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/imprevisibilite-300x212.jpg\" sizes=\"auto, (max-width: 528px) 100vw, 528px\" srcset=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/imprevisibilite-300x212.jpg 300w, https:\/\/institut-isbl.fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/imprevisibilite.jpg 584w\" alt=\"\" width=\"528\" height=\"373\" \/><br \/>\nIl convient de pr\u00e9ciser qu\u2019en cas de litige, s\u2019il appartient au juge d\u2019appr\u00e9cier au cas par cas si l\u2019\u00e9v\u00e9nement r\u00e9unit cumulativement lesdites conditions, c\u2019est bien au d\u00e9biteur d\u00e9faillant d\u2019en rapporter la preuve. Or, les diff\u00e9rentes dates (v. tableau) peuvent servir d\u2019indicateurs m\u00eame si le caract\u00e8re impr\u00e9visible d\u2019une mesure administrative peut varier sensiblement d\u2019un secteur d\u2019activit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un contrat \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00c0 vos contrats !<\/strong><\/p>\n<p>Pour appr\u00e9cier la force majeure, il reviendra de v\u00e9rifier diff\u00e9rentes mentions figurant dans les contrats conclus par l\u2019ISBL :<\/p>\n<ul>\n<li>les \u00e9l\u00e9ments de territorialit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire le lieu d\u2019ex\u00e9cution pr\u00e9vu de la prestation ;<\/li>\n<li>la date de conclusion ou de renouvellement des contrats ou encore l\u2019existence d\u2019une \u00e9ventuelle clause de tacite reconduction ;<\/li>\n<li>l\u2019existence ou non dans le contrat d\u2019une clause de force majeure dans la mesure o\u00f9 les parties peuvent parfaitement d\u00e9cider que, m\u00eame dans l\u2019hypoth\u00e8se de la survenance d\u2019un cas de force majeure, les stipulations contractuelles doivent s\u2019appliquer et notamment les frais et p\u00e9nalit\u00e9s li\u00e9s au d\u00e9dit d\u2019une partie<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_8\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[8]<\/sup><\/a><\/span> ;<\/li>\n<li>si l\u2019irr\u00e9sistibilit\u00e9 pr\u00e9sente un caract\u00e8re partiel \u2013 le d\u00e9biteur est emp\u00each\u00e9 d\u2019ex\u00e9cuter une partie des prestations \u2013 ou total ;<\/li>\n<li>si l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution pr\u00e9sente un caract\u00e8re temporaire \u2013 la prestation peut \u00eatre report\u00e9e \u2013 ou d\u00e9finitif ;<\/li>\n<li>s\u2019il existe une clause de ren\u00e9gociation du contrat pour impr\u00e9vision<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_9\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[9]<\/sup><\/a><\/span>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, il est vraisemblable que l\u2019attitude adopt\u00e9e par le d\u00e9biteur face \u00e0\u00a0l\u2019\u00e9v\u00e9nement pour en pr\u00e9venir les effets par des \u00ab mesures appropri\u00e9es \u00bb<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_10\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[10]<\/sup><\/a><\/span> jouera un r\u00f4le d\u00e9cisif dans la qualification de force majeure. En effet, c\u2019est manifestement autour de cette approche vis\u00e9e par l\u2019article 1218 du code civil que devraient se cristalliser le c\u0153ur des contentieux et l\u2019attention du juge.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Incidences contractuelles<\/strong><\/h4>\n<p>Nombreuses sont les incidences contractuelles susceptibles d\u2019\u00eatre relev\u00e9es pour les ISBL dans le contexte actuel de crise sanitaire.<\/p>\n<p><strong>Emp\u00eachement temporaire : suspension du contrat<\/strong><br \/>\nL\u2019article 1218, alin\u00e9a 2 du code civil indique que \u00ab si l\u2019emp\u00eachement est temporaire, l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019obligation est suspendue \u00e0 moins que le retard qui en r\u00e9sulterait ne justifie la r\u00e9solution du contrat. \u00bb En l\u2019esp\u00e8ce, le juge appr\u00e9ciera s\u2019il existe ou non une possibilit\u00e9 de mettre en \u0153uvre des mesures appropri\u00e9es pour \u00e9viter tout effet d\u00e9favorable sur l\u2019ex\u00e9cution d\u2019un contrat \u2013 par exemple, le recours \u00e0 d\u2019autres ressources d\u2019approvisionnement, la production sur d\u2019autres sites, l\u2019organisation d\u2019un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 une autre date. Dans le\u00a0secteur de la culture et du sport, le l\u00e9gislateur a pris, le 7 mai 2020, une ordonnance sp\u00e9cifique<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_11\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[11]<\/sup><\/a><\/span> afin d\u2019am\u00e9nager les conditions financi\u00e8res de certains contrats impact\u00e9s par la crise sanitaire.<\/p>\n<p><strong>Emp\u00eachement d\u00e9finitif : r\u00e9solution du contrat<\/strong><br \/>\nEn cas d\u2019emp\u00eachement d\u00e9finitif, le contrat est r\u00e9sili\u00e9 de plein droit et les parties sont lib\u00e9r\u00e9es de leurs obligations<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103560_1_12\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[12]<\/sup><\/a><\/span> avec effet r\u00e9troactif. En d\u2019autres termes, la partie \u2013 d\u00e9biteur \u2013 qui peut se pr\u00e9munir de la force majeure sera lib\u00e9r\u00e9e de ses obligations et ne pourra pas \u00eatre tenue responsable de son manquement contractuel. Aucuns dommages-int\u00e9r\u00eats ne seront dus au cr\u00e9ancier \u2013 client. Toutefois, quand des acomptes ont \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s, ils doivent en principe \u00eatre rembours\u00e9s lorsque la prestation n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e, sauf en cas de r\u00e9alisation partielle\u00a0ex\u00e9cut\u00e9e au moins \u00e0 hauteur de l\u2019acompte vers\u00e9 ou si le contrat pr\u00e9voit des conditions g\u00e9n\u00e9rales de vente permettant au prestataire de conserver les sommes d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 vers\u00e9es m\u00eame en cas de force majeure.<\/p>\n<p><strong>Ex\u00e9cution excessivement on\u00e9reuse : ren\u00e9gociation<\/strong><br \/>\nSi les \u00ab mesures appropri\u00e9es \u00bb prises par l\u2019ISBL se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre \u00ab excessivement on\u00e9reuses \u00bb pour contourner les cons\u00e9- quences du Covid-19 ou lorsqu\u2019elle ne peut invoquer un cas de force majeure, l\u2019ISBL pourra toujours invoquer l\u2019impr\u00e9vision13 en cas de changement de circonstances et de d\u00e9s\u00e9quilibre significatif \u2013 dans les droits et obligations des parties \u2013 pour tenter une ren\u00e9gociation \u00e0 l\u2019amiable, voire par la voie judiciaire. Toutefois, le contrat initial ne devra pas avoir express\u00e9ment \u00e9cart\u00e9 l\u2019impr\u00e9vision et les parties devront avoir poursuivi l\u2019ex\u00e9cution de leurs obligations en respectant leurs obligations respectives de loyaut\u00e9 et de bonne foi.<\/p>\n<p>Des solutions existent donc pour pr\u00e9server ou tenter de relancer les activit\u00e9s des ISBL. Encore faut-il savoir correctement les identifier pour ensuite les mettre concr\u00e8tement en application.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Colas AMBLARD, docteur en droit, avocat<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En savoir plus :\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/27_29_dossier_covid.pdf\">jurisassociations 626 \u2013 15 octobre 2020<\/a><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"section\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"abh_box abh_box_down abh_box_business\">\n<div class=\"abh_tab_content\">\n<section class=\"vcard author abh_about_tab abh_tab\">\n<div class=\"abh_image\"><a class=\"url\" title=\"Colas Amblard\" href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/author\/colasamblard\/\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"avatar avatar-250 wp-user-avatar wp-user-avatar-250 alignnone photo\" src=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/04\/colas-AMBLARD-300x300.jpg\" alt=\"Colas Amblard\" width=\"250\" height=\"250\" \/><\/a><\/div>\n<div class=\"abh_social\"><\/div>\n<div class=\"abh_text\">\n<div class=\"abh_name fn name\"><a class=\"url\" href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/author\/colasamblard\/\">Colas Amblard<\/a><\/div>\n<div class=\"abh_job\"><\/div>\n<div class=\"description note abh_description\"><\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\">\n<div class=\"footnote_container_prepare\">\n<p><span class=\"footnote_reference_container_label\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences :<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"footnote_references_container_901103560_1\">\n<table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\">\n<tbody>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_1\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>1<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">D\u00e9claration du ministre de l\u2019\u00c9conomie et des Finances du 28 f\u00e9vr. 2020 ; circ. no 6166\/SG du 6 mai 2020, JA 2020, no 620, p. 6, obs. E. Benazeth.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_2\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>2<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. Amblard, <a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/gouvernance-entreprises-associatives-administration-fonctionnement-dalloz-juris-associations-serie-aout-2019\/\">La Gouvernance des entreprises associatives<\/a>, Juris \u00e9ditions \u2013 Dalloz, ao\u00fbt 2019, n\u00b0s 259 et s., et n\u00b0s 475 et s. : \u00ab l\u2019interdiction de la recherche du partage d\u2019un \u00e9ventuel profit permet une vision diff\u00e9rente du concept de la \u201cclient\u00e8le\u201d, des \u201cclients\u201d assimilables beaucoup plus \u00e0 des \u201cusagers\u201d ou des \u201cb\u00e9n\u00e9ficiaires\u201d, par analogie avec le service public, dont les associations se rapprochent dans un tel domaine \u00bb.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_3\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>3<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. civ., art. 1148, anc.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_4\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>4<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Cass., ass. pl\u00e9n., 14 avr. 2006, no 02-11.168 : l\u2019ex\u00e9cution est jug\u00e9e impossible si le d\u00e9biteur est lui-m\u00eame victime de la maladie.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_5\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>5<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">\u00c0 propos du virus chikungunya, v. Basse-Terre,\u00a017 d\u00e9c. 2018, n\u00b0 17\/00739 et CAA Douai, 28 janv. 2016, n\u00b0 15DA01345 ; du virus de la dengue, v. Nancy, 22 nov. 2010, n\u00b0 09\/00003 ; ou encore de la grippe H1N1 de 2009, v. Besan\u00e7on, 8 janv. 2014, n\u00b0 12\/0229.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_6\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>6<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Colmar, 12 mars 2020, n\u00b0 20\/01098 ;\u00a0Paris, r\u00e9f., 2 juill. 2020, n\u00b0 20\/06689.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_7\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>7<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">E. Flaicher-Maneval, C. Flatr\u00e8s, \u00ab Difficult\u00e9s d\u2019ex\u00e9cution du contrat en raison de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie : les premiers contr\u00f4les \u00e0 effectuer \u00bb, BRDA 2020, no 11, p. 26 et s.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_8\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>8<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. civ., art. 1122.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_9\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>9<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">En application de l\u2019article 1195 du code civil, ces clauses sont valables uniquement dans les contrats conclus ou renouvel\u00e9s depuis le 1er oct. 2016 (v. BRDA 2020, n\u00b0 11, inf. 21, n\u00b0s 23 et s.).<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_10\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>10<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Com. 16 mars 1999, n\u00b0 97-11.428 : en pratique, il est indispensable de s\u2019assurer que les effets de l\u2019\u00e9v\u00e9nement constitutif d\u2019un cas de force majeure ne pouvaient \u00eatre \u00e9vit\u00e9s en recourant \u00e0 des alternatives permettant l\u2019ex\u00e9cution de l\u2019obligation.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_11\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>11<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Ord. n\u00b0 2020-538 du 7 mai 2020, JO du 8,\u00a0JA 2020, n\u00b0 620, p. 10, obs. S. Zouag.<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\">\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103560_1_12\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>12<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. civ., art. 1218, al. 1er, art. 1229, al. 1er et 2 et art. 1351. 13. C. civ., art. 1195.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"entry-content wrapper contenugenerique\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise sanitaire li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Covid-19 a fortement contribu\u00e9 \u00e0 bouleverser les relations contractuelles existant au sein des associations, mais \u00e9galement entre les institutions sans but non lucratif (ISBL) et leurs partenaires financiers. Il importe donc de clarifier les diff\u00e9rentes situations juridiques engendr\u00e9es par ce nouveau contexte afin d\u2019aider le secteur associatif \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[283],"tags":[10,414,171,427],"class_list":["post-2793","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article","tag-association","tag-association-et-covid-19","tag-avocat-et-droit-des-associations","tag-force-majeure"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2793","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2793"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2793\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2796,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2793\/revisions\/2796"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2793"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}