{"id":2765,"date":"2020-11-24T15:00:48","date_gmt":"2020-11-24T13:00:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/?p=2765"},"modified":"2020-11-24T16:43:21","modified_gmt":"2020-11-24T14:43:21","slug":"but-non-lucratif-un-concept-incontournable-encore-mal-apprehende-par-les-associations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/but-non-lucratif-un-concept-incontournable-encore-mal-apprehende-par-les-associations\/","title":{"rendered":"But non lucratif : un concept incontournable encore mal appr\u00e9hend\u00e9 par les associations"},"content":{"rendered":"<section class=\"container-wrap main-color\">\n<div id=\"main-container\" class=\"container\">\n<div class=\"row\">\n<div class=\"template-page col-sm-12 tpl-no with-meta\">\n<div class=\"wrap-content\">\n<article id=\"post-901103192\" class=\"clearfix post-901103192 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-edito\">\n<div class=\"article-meta\"><span class=\"post-meta\"><small class=\"meta-author author vcard\"><a class=\"url fn n\" title=\"Afficher tous les messages de Colas Amblard\" href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/author\/colasamblard\/\" rel=\"author\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"avatar avatar-50 wp-user-avatar wp-user-avatar-50 alignnone photo\" src=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/04\/colas-AMBLARD-150x150.jpg\" alt=\"Colas Amblard\" width=\"50\" height=\"50\" \/><span class=\"author-name\">Colas Amblard<\/span><\/a><\/small>\u00a0|\u00a0<small><a class=\"post-time\" href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/but-non-lucratif-un-concept-incontournable-et-encore-mal-apprehende-par-les-associations\/\" rel=\"bookmark\"><time class=\"entry-date\" datetime=\"2020-07-26T12:48:28+02:00\">24 nov. 2020<\/time><\/a><\/small><\/span><\/div>\n<div class=\"article-content\">\n<div class=\"pf-content\">\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><strong>Tr\u00e8s souvent utilis\u00e9e par les acteurs eux-m\u00eames, l\u2019expression de \u00ab but non lucratif \u00bb demeure encore (trop) souvent un concept mal compris car \u00ab<em>\u00a0assez obscur<\/em>\u00a0\u00bb<\/strong><span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[1]<\/sup><\/a><\/span><strong>. Il importe donc d\u2019expliciter ce crit\u00e8re distinctif fondamental de l\u2019entreprise associative<\/strong><span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_2\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[2]<\/sup><\/a><\/span><strong>\u00a0qui peut tout aussi bien \u00eatre abord\u00e9 sous un angle juridique que fiscal. A cette occasion, nous verrons que ce travail d\u2019approche ne pr\u00e9sente pas uniquement un int\u00e9r\u00eat d\u2019ordre conceptuel mais permet de mieux appr\u00e9hender les transformations \u00e9conomiques et sociales majeures que ces nouvelles formes d\u2019entreprises sont susceptibles d\u2019entra\u00eener.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>Approche juridique<\/strong><\/h3>\n<ul>\n<li><strong>1\u00e8re \u00e9tape : la reconnaissance de la capacit\u00e9 des associations dans la r\u00e9alisation d\u2019actes \u00e0 caract\u00e8re on\u00e9reux<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>La possibilit\u00e9 offerte aux associations de r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices commerciaux a initialement \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e sur le fondement de l\u2019article 6 de la loi de 1901. L\u2019argument de texte en est la r\u00e9daction de cet article qui semble \u00e9num\u00e9rer limitativement les moyens dont disposent les associations pour se procurer les ressources n\u00e9cessaires \u00e0 leur action. En effet, selon cette disposition l\u00e9gale \u00ab\u00a0<em>toute association r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9clar\u00e9e peut, sans aucune autorisation sp\u00e9ciale, ester en justice, recevoir des dons manuels ainsi que des dons d\u2019\u00e9tablissements d\u2019utilit\u00e9 publique, acqu\u00e9rir \u00e0 titre on\u00e9reux, poss\u00e9der et administrer, en dehors des subventions de l\u2019\u00c9tat, des r\u00e9gions, des d\u00e9partements, des communes et de leurs \u00e9tablissements publics, les cotisations de ses membres.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cet article aurait pu recevoir une interpr\u00e9tation restrictive d\u00e8s lors qu\u2019il ne mentionne que le versement de subventions et de cotisations. Il n\u2019en a rien \u00e9t\u00e9 si bien qu\u2019il est possible d\u2019affirmer \u00e0 la lecture combin\u00e9e des articles 1 et 6 de la loi de 1901 que rien n\u2019emp\u00eache une association de se livrer \u00e0 toutes op\u00e9rations \u00e9conomiques voire m\u00eame commerciales<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_3\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[3]<\/sup><\/a><\/span>\u00a0pour se procurer des ressources. Adopter une telle analyse appara\u00eet opportun pour tout groupement \u00e0 la recherche de financement pour r\u00e9aliser ses objectifs, aussi louables et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9s soient-ils. Au contraire, interdire \u00e0 l\u2019association l\u2019accomplissement d\u2019actes de commerce correspondrait \u00e0 la paralysie de ses moyens d\u2019action et constituerait un obstacle insurmontable \u00e0 la poursuite de ses objectifs. Or, si la loi de 1901 ne pr\u00e9voit que quatre cat\u00e9gories de ressources financi\u00e8res, \u00e0 savoir les dons manuels, les subventions, les cotisations et, pour certains groupements, les lib\u00e9ralit\u00e9s entre vifs ou testamentaires<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_4\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[4]<\/sup><\/a><\/span>, le Conseil constitutionnel<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_5\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[5]<\/sup><\/a><\/span>a express\u00e9ment reconnu le caract\u00e8re non limitatif de cette \u00e9num\u00e9ration. Interpr\u00e9t\u00e9 de fa\u00e7on extensive, l\u2019article 6 autorise finalement l\u2019ali\u00e9nation \u00e0 titre on\u00e9reux afin d\u2019en retirer un gain<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_6\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[6]<\/sup><\/a><\/span>.<\/p>\n<p>Cette capacit\u00e9 reconnue d\u2019acqu\u00e9rir \u00e0 titre on\u00e9reux en vue de la revente, indispensable dans l\u2019accomplissement d\u2019op\u00e9rations \u00e9conomiques voire m\u00eame commerciales, aurait \u00e9galement pu s\u2019exercer dans une certaine limite. L\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle l\u2019association pourrait seulement acheter avec ses cotisations des biens et des services qui lui sont n\u00e9cessaires pour remplir le but qu\u2019elle s\u2019est assign\u00e9e ou uniquement vendre des biens ou des prestations \u00e0 prix coutant, a \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e. Mais, cela \u00e9quivaut \u00e0 interdire aux\u00a0associations d\u2019exercer des op\u00e9rations \u00e0 titre on\u00e9reux et donc la r\u00e9alisation de b\u00e9n\u00e9fices leur serait interdite. D\u00e8s lors, un tel groupement qui se livrerait \u00e0 des op\u00e9rations commerciales, sortirait de ses attributions l\u00e9gales en tant qu\u2019association et serait de ce fait assimil\u00e9e \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 commerciale.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Fort heureusement, cette argumentation n\u2019a \u00e9t\u00e9 suivie ni par la doctrine, ni par la jurisprudence, consciente de la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9conomique pour le secteur associatif de trouver des moyens de subsistance propres, sans \u00eatre perp\u00e9tuellement d\u00e9pendant des cotisations vers\u00e9es par ses soci\u00e9taires ou des subventions des collectivit\u00e9 publiques. La jurisprudence a donc rejet\u00e9 cette analyse excessivement rigoureuse qui eut priv\u00e9 de tout moyen d\u2019existence, bon nombre d\u2019associations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><strong>2\u00e8me \u00e9tape : la reconnaissance de la capacit\u00e9 des associations \u00e0 r\u00e9aliser des b\u00e9n\u00e9fices<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>La jurisprudence a longtemps rencontr\u00e9 des difficult\u00e9s pour appr\u00e9hender la notion de \u00ab\u00a0<em>but lucratif<\/em>\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que la Cour de cassation, dans un arr\u00eat in\u00e9dit du 27 juin 1990<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_7\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[7]<\/sup><\/a><\/span>para\u00eet dans un premier temps \u00eatre revenue \u00e0 une approche tr\u00e8s restrictive du \u00ab\u00a0<em>but lucratif<\/em>\u00a0\u00bb. En l\u2019esp\u00e8ce, une association g\u00e9rant un \u00e9tablissement social pr\u00e9tendait \u00e9chapper aux obligations r\u00e9sultant d\u2019une convention collective sign\u00e9e en 1951 et qui concernait des \u00ab\u00a0<em>\u00e9tablissements priv\u00e9s d\u2019hospitalisations, de soins, de cures et de gardes \u00e0 but non lucratifs.<\/em>\u00a0\u00bb L\u2019association esp\u00e9rait ainsi \u00e9chapper au litige qui l\u2019opposait \u00e0 l\u2019une de ses employ\u00e9es et qui portait sur un diff\u00e9rend relatif \u00e0 la l\u00e9gislation du travail (licenciement abusif, calcul des salaires dus\u2026). A cette occasion, elle soutenait que d\u00e8s lors qu\u2019elle \u00e9tait soumise \u00e0 l\u2019imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s, par cons\u00e9quent, elle ne pouvait pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme ayant un but non lucratif. Bien que surprenant, l\u2019argument \u00e9tait retenu dans un premier temps par la Cour d\u2019appel mais devait \u00eatre rejet\u00e9 dans un second temps par la Cour de cassation au motif qu\u2019\u00ab\u00a0<em>aucune disposition l\u00e9gale n\u2019interdit \u00e0 une association qui a une activit\u00e9 \u00e9conomique de faire des b\u00e9n\u00e9fices et donc d\u2019\u00eatre assujettie \u00e0 l\u2019imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s, d\u00e8s lors que ses b\u00e9n\u00e9fices ne sont pas r\u00e9partis entre les soci\u00e9taires<\/em>\u2026\u00a0<em>La Cour d\u2019appel qui n\u2019a pas recherch\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait, nonobstant les statuts, l\u2019activit\u00e9 r\u00e9elle de l\u2019association et notamment, si les b\u00e9n\u00e9fices \u00e9taient r\u00e9partis entre ses membres, n\u2019a pas donn\u00e9 de base l\u00e9gale \u00e0 sa d\u00e9cision<\/em>\u00a0\u00bb. Autrement dit, la\u00a0<strong>Cour de cassation consid\u00e8re que l\u2019association a \u00ab un but lucratif \u00bb lorsqu\u2019elle partage ses b\u00e9n\u00e9fices (entre ses membres) et non pas lorsqu\u2019elle les recherche sans les distribuer<\/strong><span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_8\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[8]<\/sup><\/a><\/span>. En retenant cette conception du but lucratif, la Cour de cassation rejoint la position qui \u00e9tait la sienne \u00e0 l\u2019occasion de la c\u00e9l\u00e8bre affaire\u00a0<a href=\"https:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000006953183\">Caisse rurale de Manigod<\/a>\u00a0du 11 mars 1914<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_9\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[9]<\/sup><\/a><\/span>: le but de l\u2019association peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme non lucratif alors m\u00eame que le groupement (et non pas ses membres) recherche des b\u00e9n\u00e9fices. Sur ce point, on constate que la Cour de cassation fait une distinction entre la lucrativit\u00e9 de l\u2019objet r\u00e9ellement exerc\u00e9 et la lucrativit\u00e9 du but poursuivi. En cela, nous allons voir qu\u2019elle rejoint la conception pragmatique du droit fiscal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<h3 class=\"column\"><strong>Approche fiscale<\/strong><\/h3>\n<div class=\"column\">\n<p>La notion de but non lucratif doit \u00e9galement \u00eatre approch\u00e9e sous l\u2019angle fiscal. Or, de ce point de vue, une association sera consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant \u00ab<em>\u00a0\u00e0 but non lucratif<\/em>\u00a0\u00bb lorsqu\u2019elle remplit les crit\u00e8res suivants<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_10\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[10]<\/sup><\/a><\/span>:<\/p>\n<ul>\n<li>Sa gestion doit \u00eatre d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e ;<\/li>\n<li>Si elle se livre \u00e0 une activit\u00e9 concurrentielle, elle doit exercer cette activit\u00e9 dans des conditions diff\u00e9rentes de celles des soci\u00e9t\u00e9s commerciales, notamment \u00e0 travers une \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/utilite-sociale-lavantage-competitif-des-associations\/\"><em>plus-value d\u2019utilit\u00e9 sociale ajout\u00e9e<\/em>\u00a0<\/a>\u00bb<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_11\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[11]<\/sup><\/a><\/span>;<\/li>\n<\/ul>\n<p>Elle ne doit pas avoir pour activit\u00e9 de rendre des services \u00e0 des entreprises qui en retirent un avantage concurrentiel<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_12\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[12]<\/sup><\/a><\/span>.Par cons\u00e9quent,<strong>\u00a0la question de la r\u00e9alisation de b\u00e9n\u00e9fices est neutre sur le plan fiscal.<\/strong>\u00a0Une association peut r\u00e9aliser des exc\u00e9dents, sans qu\u2019il y ait lieu de distinguer selon que ces b\u00e9n\u00e9fices sont accidentels, habituels ou syst\u00e9matiquement recherch\u00e9s<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_13\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[13]<\/sup><\/a><\/span>. Sur ce point, le droit fiscal est limpide en ce qu\u2019il affirme \u00ab\u00a0<em>le principe selon lequel\u00a0<strong>il est l\u00e9gitime qu\u2019un organisme non lucratif d\u00e9gage, dans le cadre de son activit\u00e9, des exc\u00e9dents, reflet d\u2019une gestion saine et prudente<\/strong><\/em>\u00a0\u00bb<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_14\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[14]<\/sup><\/a><\/span>. En d\u00e9finitif, c\u2019est donc l\u2019affectation des b\u00e9n\u00e9fices qui est d\u00e9terminante :<\/p>\n<p>\u2013 Si les b\u00e9n\u00e9fices sont affect\u00e9s \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution des prestations de l\u2019association elles-m\u00eames non-assujetties aux imp\u00f4ts commerciaux (IS, TVA, CET), celle-ci conserve son statut fiscal d\u2019organisme sans but lucratif<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_15\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[15]<\/sup><\/a><\/span>;<\/p>\n<p>\u2013 Si les b\u00e9n\u00e9fices sont distribu\u00e9s, l\u2019association n\u2019a pas une gestion d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e, puisqu\u2019il y a alors recherche de profit, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019avantages p\u00e9cuniaires, pour les membres de l\u2019organisme.<\/p>\n<p><strong>La notion de distribution de b\u00e9n\u00e9fices est tr\u00e8s large<\/strong>\u00a0: sont vis\u00e9s tous les pr\u00e9l\u00e8vements sur les ressources qui ne s\u2019inscrivent pas dans la logique de l\u2019objet statutaire de l\u2019association, c\u2019est-\u00e0-dire les r\u00e9mun\u00e9rations excessives, les distributions directes des r\u00e9sultats et avantages injustifi\u00e9s de quelque nature qu\u2019ils soient (prise en charge de d\u00e9penses personnelles, r\u00e9mun\u00e9rations exag\u00e9r\u00e9es ou injustifi\u00e9es, r\u00e9mun\u00e9rations de comptes courants, pr\u00e9l\u00e8vements en nature, pr\u00eats \u00e0 des taux pr\u00e9f\u00e9rentiels, etc\u2026). En d\u00e9finitive, le crit\u00e8re de la distribution de b\u00e9n\u00e9fices est souvent retenu par les juges lorsque des avantages mat\u00e9riels importants sont directement allou\u00e9s \u00e0 l\u2019un des membres ou des salari\u00e9s de l\u2019association. Pour les dirigeants ou leurs ayants droits, c\u2019est le plus souvent l\u2019absence de b\u00e9n\u00e9volat qui est invoqu\u00e9 et les juges retiennent parfois cumulativement les deux motifs pour conclurent \u00e0 l\u2019absence de gestion d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e. Ainsi, une utilisation manifestement abusive des exc\u00e9dents (r\u00e9mun\u00e9rations de nombreux dirigeants, engagement de d\u00e9penses somptuaires par l\u2019organisme au profit de ses membres, etc\u2026) doit conduire \u00e0 consid\u00e9rer que l\u2019organisme n\u2019est pas \u00e0 but non lucratif. En cons\u00e9quence, dans une telle hypoth\u00e8se, le crit\u00e8re tenant aux conditions de gestion de l\u2019organisme doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme non rempli pour l\u2019appr\u00e9ciation de la non-lucrativit\u00e9 de l\u2019organisme. En outre, l\u2019administration consid\u00e8re que l\u2019organisme sans but lucratif \u00ab\u00a0<em>ne doit pas accumuler ses exc\u00e9dents dans le seul but de les placer<\/em>\u00a0\u00bb. Ils peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s, voire m\u00eame temporairement accumul\u00e9s, mais uniquement dans le but de faire face \u00e0 des besoins ult\u00e9rieurs ou \u00e0 des projets entrant dans le champ de son objet non lucratif.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 4\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Cela \u00e9tant, l\u2019approche fiscale de la notion de but lucratif prend \u00e9galement en consid\u00e9ration les modalit\u00e9s de gestion de l\u2019organisme qui ne doivent pas trahir, cette fois au niveau du groupement lui-m\u00eame, une d\u00e9marche lucrative comme finalit\u00e9 unique \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres op\u00e9rateurs traditionnels de la vie \u00e9conomique. Une telle analyse est confirm\u00e9e par l\u2019approche que peut avoir l\u2019administration dans les politiques salariales mises en place au sein m\u00eame des associations. S\u2019il est tr\u00e8s clairement \u00e9tabli que \u00ab\u00a0<em>l\u2019emploi de salari\u00e9s par un organisme correspond \u00e0 une m\u00e9thode de gestion usuelle<\/em>\u00a0\u00bb et qu\u2019une association peut donc \u00ab\u00a0<em>recourir \u00e0 une main d\u2019\u0153uvre salari\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_16\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[16]<\/sup><\/a><\/span>sans que cela ne remette en cause le caract\u00e8re non lucratif de l\u2019entreprise associative, certaines politiques salariales peuvent cependant poser probl\u00e8me. A titre d\u2019exemple, la doctrine fiscale estime que le fait pour une association de \u00ab\u00a0<em>pr\u00e9voir un compl\u00e9ment de r\u00e9mun\u00e9ration d\u00e9termin\u00e9e en fonction d\u2019un r\u00e9sultat physique (nombre de contrats conclus ou d\u2019articles vendus), une modulation d\u00e9termin\u00e9e en fonction du chiffre d\u2019affaires de l\u2019organisme ou d\u2019un solde comptable<\/em>\u00a0\u00bb, constitue au niveau du groupement \u00ab<em>\u00a0l\u2019indice d\u2019une d\u00e9marche lucrative<\/em>\u00a0\u00bb<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_17\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[17]<\/sup><\/a><\/span><\/p>\n<p><strong>Conclusion.<\/strong>\u00a0C\u2019est donc bien principalement autour du concept de \u00ab<em>\u00a0but non lucratif<\/em>\u00a0\u00bb que s\u2019organisent ces nouveaux modes d\u2019entreprendre que sont les associations<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_18\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[18]<\/sup><\/a><\/span>. En effet, bien que leur finalit\u00e9 soit diff\u00e9rente de celle des soci\u00e9t\u00e9s capitalistiques traditionnelles, les plus hautes juridictions<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_19\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[19]<\/sup><\/a><\/span>\u00a0accordent d\u00e9sormais la qualit\u00e9 d\u2019entreprise \u00e0 celles d\u2019entre elles qui interviennent dans la sph\u00e8re \u00e9conomique (crit\u00e8re intrins\u00e8que\u00a0<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_20\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[20]<\/sup><\/a><\/span>) et\/ou emploient du personnel salari\u00e9 (crit\u00e8re extrins\u00e8que)<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_21\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[21]<\/sup><\/a><\/span>. C\u2019est \u00e9galement autour de ce concept (ainsi que ce celui de\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/ess-qui-sommes-nous\/\">but lucratif limit\u00e9<\/a>\u00a0pour les coop\u00e9ratives) que le l\u00e9gislateur fonde d\u00e9sormais l\u2019appartenance de ces nouveaux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques au secteur de l\u2019\u00e9conomie sociale et solidaire (ESS)<span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_22\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[22]<\/sup><\/a><\/span>. En permettant aux entreprises associatives de participer \u00e0 cet \u00e9lan de d\u00e9mocratisation qui aujourd\u2019hui parcours l\u2019\u00e9conomie, comme d\u2019ailleurs beaucoup d\u2019autres activit\u00e9s humaines,\u00a0<strong>ce dispositif l\u00e9gal favorise le d\u00e9veloppement de groupements dont la d\u00e9marche est \u00ab\u00a0<em>socialement int\u00e9ress\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb<\/strong><span class=\"footnote_referrer\"><a><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_901103192_23\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">[23]<\/sup><\/a><\/span>gr\u00e2ce au respect du principe \u00ab\u00a0<em>un homme \u2013 une voix<\/em>\u00a0\u00bb, mais aussi et surtout en raison de l\u2019absence de rapports capitalistiques qu\u2019il induit en leur sein et, par voie de cons\u00e9quence, de l\u2019absence totale de perspectives pour leurs soci\u00e9taires en termes d\u2019appropriation privative des r\u00e9sultats de l\u2019entreprise et donc d\u2019enrichissement personnel.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 4\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<p><strong>Colas AMBLARD<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>Docteur en droit, avocat associ\u00e9<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En savoir plus :<\/strong><\/p>\n<p>P. Liret,\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/ess-qui-sommes-nous\/\"><em>ESS : qui sommes nous ?<\/em>\u00a0<\/a>Institut ISBL, juill. 2020<\/p>\n<p>C. Amblard,\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/gouvernance-entreprises-associatives\/\">La gouvernance de l\u2019entreprise associative : administration et fonctionnement<\/a>, Ed. Juris-\u00e9dition Dalloz, Collec. Hors-S\u00e9rie, ao\u00fbt 2019, 229 pages<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"footnote_container_prepare\">\n<p><strong><span class=\"footnote_reference_container_label\">R\u00e9f\u00e9rences<\/span><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"footnote_references_container_901103192\">\n<table class=\"footnote-reference-container\">\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_1\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>1<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">N. Alix, S. Castro, L\u2019entreprise associative, aspects juridiques de l\u2019intervention \u00e9conomique des associations, Ed. Economica, Collec. Droit des affaires et de l\u2019entreprise, janv. 1990, 228 pages, p. 34<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_2\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>2<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. Amblard,\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/gouvernance-entreprises-associatives\/\">La gouvernance de l\u2019entreprise associative : administration et fonctionnement<\/a>, Ed. Juris-\u00e9dition Dalloz, Collec. Hors-S\u00e9rie, ao\u00fbt 2019, 229 pages<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_3\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>3<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. Amblard, Activit\u00e9s \u00e9conomiques et commerciales des associations, Lamy associations, Ed. Wolter Kluwers, Etude 246, sept. 2019<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_4\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>4<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">L. 1901, art. 6 modifi\u00e9 par l\u2019art. 74 de la loi n\u00b02014-856 du 31 juill.2014.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_5\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>5<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. constit. 25 juill. 1984, JO du 28 juill., p. 2492 : Recueil des d\u00e9cisions du Cons. const. 1984, p. 55 et s.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_6\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>6<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">T. civ. Bressuire, 18 avril. 1956, Rev. des st\u00e9s 1956, p.265 ; CA Reims, 19 f\u00e9v. 1980, Rev. Des st\u00e9s 1980, p.823 ; De Rensis, Commerce et associations, les petites affiches, 8 mars 1978, n\u00b029, p.17.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_7\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>7<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Cass. Soc. 27 juin 1990, in\u00e9dit, RTD Com., 1990, n\u00b08, p.602.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_8\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>8<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">M\u00eame si la recherche du b\u00e9n\u00e9fice, m\u00eame sans partage, a parfois \u00e9t\u00e9 prise en consid\u00e9ration par le juge pour caract\u00e9riser le but lucratif, voir par exemple dans une action en comblement du passif social sous le r\u00e9gime de la loi de 1967 : Paris 26 f\u00e9v. 1979, RTD Com. 1980, p.110.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_9\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>9<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Cass. Ch. R\u00e9un. 11 mars 1914, Caisse rurale de Manigod, D. 1914, I, 257, note Sarrut : \u00ab\u00a0<em>attendu que l\u2019expression b\u00e9n\u00e9fice \u00e0 le m\u00eame sens dans les deux textes et s\u2019entend d\u2019un gain p\u00e9cuniaire ou d\u2019un gain mat\u00e9riel qui s\u2019ajouterait \u00e0 la fortune des associ\u00e9s ; que d\u00e8s lors, la diff\u00e9rence qui distingue la soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019association consiste en ce que la premi\u00e8re comporte essentiellement comme condition de son existence, la r\u00e9partition entre associ\u00e9s des b\u00e9n\u00e9fices fait en commun tandis que la seconde l\u2019exclu n\u00e9cessairement<\/em>\u00a0\u00bb.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_10\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>10<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">BOI-IS-CHAMP-10-50-10-10 n\u00b030 et s. ; CE, 1er oct. 1999, n\u00b0170289 : RJF11\/99, n\u00b01338.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_11\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>11<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. Amblard,\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/utilite-sociale-lavantage-competitif-des-associations\/\">Utilit\u00e9 sociale : l\u2019avantage comp\u00e9titif des associations<\/a>, Juris associations Dalloz, 15 f\u00e9vr. 2020, n\u00b0 613, pp. 37 \u00e0 39<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_12\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>12<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">BOI-IS-CHAMP-10-50-10-30 n\u00b010 et s.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_13\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>13<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">CJCE, 21 mars 2002, aff. 174\/00 : RJF6\/02, n\u00b0736 ; CE 21 nov. 2007, n\u00b0291375 : RJF2\/08, n\u00b0132.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_14\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>14<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">BOI-IS-CHAMP-10-50-10-20 du 7 juin 2017, \u00a7630<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_15\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>15<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">En ce sens, voir par ex. CE 1er mars 2000, n\u00b0197584 : RJF4\/00, n\u00b0465 ; CE 21 nov. 2007, Rec. Lebon, n\u00b0291375<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_16\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>16<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">BOI-IS-CHAMP-10-50-10-20, pr\u00e9c., \u00a740.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_17\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>17<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">BOI-IS-CHAMP-10-50-10-20, pr\u00e9c., \u00a7490 ; en revanche, un int\u00e9ressement li\u00e9 \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration du service non lucratif rendu par l\u2019organisme ne caract\u00e9rise par une gestion int\u00e9ress\u00e9e.<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_18\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>18<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Les fondations ainsi que les fonds de dotation rel\u00e8vent du m\u00eame r\u00e9gime fiscal<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_19\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>19<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Cons. const. 20 juill. 2006, n\u00b02006-20\/21 ; Cons. const. 26 oct. 2006, n\u00b02006-22<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_20\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>20<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">CJCE 18 juin 1998, aff. C-35\/96 : Rec. p. I-3851 point 36<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_21\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>21<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">Cass. 1\u00e8re 12 mars 2002 n\u00b099-17.209 : Bull. civ. I n\u00b086<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_22\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>22<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">L. 2014-856 du 31 juill. 2014 relative \u00e0 l\u2019\u00e9conomie sociale et solidaire, (JO du 1er ao\u00fbt)<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"footnote_plugin_index_combi\"><a id=\"footnote_plugin_reference_901103192_23\" class=\"footnote_backlink\"><\/a><span class=\"footnote_index_arrow\">\u2191<\/span>23<\/td>\n<td class=\"footnote_plugin_text\">C. Amblard,\u00a0<a href=\"https:\/\/institut-isbl.fr\/gouvernance-entreprises-associatives\/\">La gouvernance de l\u2019entreprise associative<\/a>, pr\u00e9c. p. 194, n\u00b0432 et s.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Colas Amblard\u00a0|\u00a024 nov. 2020 Tr\u00e8s souvent utilis\u00e9e par les acteurs eux-m\u00eames, l\u2019expression de \u00ab but non lucratif \u00bb demeure encore (trop) souvent un concept mal compris car \u00ab\u00a0assez obscur\u00a0\u00bb[1]. Il importe donc d\u2019expliciter ce crit\u00e8re distinctif fondamental de l\u2019entreprise associative[2]\u00a0qui peut tout aussi bien \u00eatre abord\u00e9 sous un angle juridique que fiscal. A cette occasion, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[283,386],"tags":[10,313,171,372,235,126,421],"class_list":["post-2765","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article","category-avocat-specialise-en-droit-des-associations","tag-association","tag-avocat-en-droit-des-associations","tag-avocat-et-droit-des-associations","tag-but-non-lucratif","tag-ess","tag-fiscalite-des-associations","tag-modeles-economiques-associatifs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2765","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2765"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2765\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2770,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2765\/revisions\/2770"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2765"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2765"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.npsconsulting-avocats.fr\/NPS\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2765"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}